Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles, Gyles Brandreth

Publié le par Blanche

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Résumé :

 

En cette fin de siècle trépidante, Oscar Wilde, dandy éclairé, virevolte de mondanités en rendez-vous discrets, lorsqu'un drame vient bouleverser sa vie.
Tandis qu'il s'apprête à écrire Le Portrait de Dorian Gray, il découvre dans un meublé le corps d'un jeune garçon de sa connaissance. Tout semble indiquer un meurtre rituel. Et, en ami fidèle, Oscar Wilde s'est juré de ne pas trouver le repos tant que justice n'aura pas été faite pour Billy Wood.

 

Perplexe

 

Mon avis :

 

Dans le cadre du Challenge Polar Historiques, je me suis penchée plus longuement sur les publications des éditions 10/18, collection grands détectives. Gyles Brandreth a écrit de nombreux ouvrages ayant pour héros Oscar Wilde. Et comme j'aime la période et les lieux, je me suis laissée tenter.

Le bilan est plutôt mitigé.

 

J'ai aimé la manière dont l'auteur nous plonge dans l'époque et dans cette société qu'on ne connait pas tant que ça, par le biais du narrateur, le grand ami d'Oscar Wilde, Robert Sherard.

J'ai également beaucoup aimé la présence d'Arthur Conan Doyle dans le récit, tantôt comme un auteur qui suscite l'intérêt du microcosme artistique, tantôt comme un personnage plus important, lié à l'enquête, mais restant malgré tout un personnage secondaire.

Et j'ai aimé l'enquête également. Parce que l'auteur a conscience des difficultés qu'ils pouvaient rencontrer à cette époque. Rien ne se fait en un claquement de doigts, et c'est réellement un travail de réflexion qui permet de trouver le meurtrier. Et là encore, l'auteur s'en donne à cœur joie en faisant passer plusieurs personnages pour coupables potentiels, alors que dans les faits...

 

Mais voilà, je n'ai pas dévoré le livre, je ne me suis pas extasiée de cette découverte. Et ce, pour plusieurs raisons.

Il y a déjà le fait que le narrateur nous dépeint un Oscar Wilde exubérant mais aussi très égoïste. Il mène toutes les discussions, ne parle que de ce qu'il veut, quand il veut. Il dit à Robert Sherard d'être là, à telle heure, et l'autre obtempère. Je n'ai pas réellement ressenti l'amitié entre eux deux, mais plus le fait que le narrateur idolâtre cet homme et le suit de partout.

Et on sait aussi que l'auteur est un grand adepte de l'écrivain. Et du coup, j'ai eu l'impression que l'auteur hésitait entre plusieurs directions : l'aspect enquête en elle-même, et dépeindre la vie d'Oscar Wilde. Et même si c'est intéressant, c'est assez déstabilisant.

On a le droit à de nombreuses citations, des longues discussions qui donnent l'impression que les personnages sont très satisfaits d'eux-même. Et lors de la première rencontre avec Arthur Conan Doyle, Oscar Wilde nous fait le numéro de Sherlock Holmes, à deviner une vie entière rien qu'en voyant une personne. J'aime bien, hein, mais on a l'impression que l'auteur a du mal à se positionner.

 

Le soucis, dans ce roman, c'est que je n'ai que très peu accroché aux personnages. C'est bien écrit, l'enquête est intéressante mais passe en second plan par rapport aux tribulations d'Oscar Wilde.

Après, c'est peut-être un soucis dans le premier tome où l'auteur voulait nous faire découvrir l'écrivain, et peut-être que dans les prochains tomes, j'aurais moins cette impression. Mais je crois que je vais quand même bien me renseigner avant de me lancer dans une nouvelle lecture. 

 

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