Une lettre d'adieu

Publié le par Blanche

Bonjour,

Énième tentative, en espérant que cette lettre ne finira pas à la poubelle comme les précédentes. Je suis assise à la table de la cuisine, où nous avons passé de si bons moments. Tu te souviens de notre fou-rire quand tu avais essayé de faire cuire des pâtes ?
Je crois que je suis dans les conditions idéales pour écrire cette lettre d'adieu. Un bol de café à côté de moi, et les enceintes vibrent au rythme de Killing in the name of, des Rage Against The Machine. Si tu avais pris le temps de me connaître, tu saurais ce que ça signifie.

En fait, je ne sais pas vraiment pourquoi j'écris cette lettre, je ne suis même pas sûre que tu prendras la peine de la lire avant de la jeter, ni que tu mérites que je perde mon temps pour toi.
C'est peut-être pour tourner la page sur une partie de notre vie. Un début, un milieu et une fin. Et quelle fin... J'aurais aimé l'apprendre autrement qu'en te découvrant dans notre lit, avec cette trainée sal enfin bref.

J'ai passé d'excellents moments avec toi. Je comprenais pourquoi tant d'artistes s'inspirent de l'amour pour créer. Les rimes les plus mièvres, les paroles les plus écœurantes, dégoulinantes de bons sentiments, les coeurs dans les yeux et les papillons dans le ventre, tout ça prenait un sens quand nous étions ensemble.

Et le calendrier affichait fièrement nos deux ans. Tu sais, je crois que je commençais à envisager de m'engager plus sérieusement avec toi. Mariage, enfant, tout le tralala. Rien que pour toi, misérable crétin qui a tout gâché !

Mais il y a eu cette fille. Et ensuite, tu m'as dit pour toutes les autres. Alors je voulais te prévenir qu'il n'est nullement nécessaire de venir chercher les affaires que tu as laissé. Tes vêtements ont été donnés à des oeuvres caritatives. Tes CD vendus, tout comme tes DVD. Tout le reste est parti à la décharge. Et ta console de jeux a malencontreusement eu un accident avec un mur en état d'ébriété. Les secours n'ont rien pu faire.

Au final, je suis heureuse que tu aies pris cette décision. Je me rends compte maintenant à quel genre d'homme j'ai affaire. Nous ne cherchons apparemment pas la même chose : toi, des histoires d'une nuit avec des filles faciles au QI flirtant avec celui d'un kiwi trop mûr. Et moi... ça ne t'intéresse plus de toutes façons.

Je n'ai pas l'intention de te souhaiter une bonne continuation. Je n'espère pour toi ni amour, ni joie, ni prospérité. En fait, pour être honnête, j'espère que cette garce t'as filé la mononucléose, ou un herpès virulent. Et la seule chose que je souhaite, désormais, c'est de ne plus jamais te revoir.

Sophie.

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Satsugai-sha 08/11/2010 19:10



Le Kiwi trop mûr, c'était tordant xD Sinon bah que dire à par que j'aime encore uen fois? Je fais pas ma faux-cul et je te le dis franchement la plupart de tes textes, sur n'importe quel sujet je
les apprécies et ça c'est parce que tu décris bien, tu fais passer les sentiments... négligent que tu ecris sur un ordi, tu t'ouvres en écrivant, tu ouvres tes sentiments, et ça j'aime.



Blanche 08/11/2010 20:41