Mort d'un trimardeur, Arthur Upfield

Publié le par Blanche

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Résumé :

 

Au coeur du bush australien, une vague de violence inhabituelle secoue la petite ville tranquille de Merino . Appelé à la rescousse pour élucider les circonstances de morts suspectes, l'inspecteur Bonaparte n'hésite pas à se faire condamner à des travaux d'intérêt général pour se mêler incognito à la population. Quelques jours passés à repeindre la clôture du poste de police lui permettent ainsi d'être aux premières loges pour observer les quatre-vingts habitants de Merino et assister à la découverte des corps sans vie d'un vieil agriculteur et d'un trimardeur. Bony, en passe de devenir à son tour la proie du meurtrier, devra compter sur son instinct et son habileté à décrypter les indices semés par la brousse.

 

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Mon avis :

 

Le challenge ABC, tout sympathique qu'il soit, réserve ses pièges. Parce que trouver un auteur qui commence par des lettres très communes, comme le M ou L, c'est très facile et on a l'embarras du choix. Par contre, quand on tape dans les lettres moins communes, comme le U par exemple, il s'agit de fouiner un peu.

Et c'est une excellente occasion pour découvrir des auteurs !

Sans surprise, j'ai décidé de lire un auteur de polars historiques, pour cette lettre. Et c'est une jolie découverte.

 

 

L'Australie fait partie de ces pays dont la simple mention me fait rêver. Et j'ai trouvé très intéressant de se plonger au coeur d'une histoire dont le héros est un métis. Il y d'un côté les Blancs, de l'autre, les natifs d'Australie, sans doute des aborigènes. Et fatalement, il existe un clivage entre les deux. Ce n'est pas aussi marqué que ce qu'on connaît de l'Apartheid, par exemple, mais on sent clairement un fossé entre les deux.

Et l'inspecteur Bonaparte est un métis. C'est aussi pour cette raison que son infiltration passe si facilement dans la petite ville de Merino : qu'il se fasse passer pour un saisonnier qui cherche du travail dans une ferme est parfaitement crédible.

 

L'Inspecteur Bonaparte est un homme étrange, un peu rêveur, capable de lire 'la page de la brousse", de détecter les signes infimes d'une vie quand les Blancs ne voient rien. C'est aussi un policier hors pair, spécialisé dans les enquêtes complexes, appelé en renfort là où les autres policiers échouent. Mais il a également un côté un peu trop sûr de lui, qui ne m'a pas beaucoup plu, même si j'ignore encore si c'était de l'humour pince-sans-rire ou non.

 

Parce que de l'humour, il y en a ! Lorsqu'après l'enterrement d'une victime, alors qu'un orage éclate, le cortège funèbre fait la course, chacun voulant rejoindre en premier au bar de la ville, que le corbillard, sautant dans les nids de poule, arrive en tête sous les acclamations des badauds, c'est un vrai plaisir à lire !

 

L'auteur nous dresse toute une galerie de personnages qui vivent dans cette toute petite ville, du juge-croque-mort au Pasteur-qui-laisse-sa-femme-faire-ses-sermons. Il y a aussi cette gamine, très touchante, dont on se prend immédiatement d'affection.

La vague de meurtres, et le peu d'indices retrouvé, est habilement amené. Savoir que le meurtrier est l'un des personnages qui gravitent dans l'entourage des policiers est toujours un élément que j'aime.

 

Le rythme du récit est lent, indolent, comme on peut s'y attendre pour un roman dont l'intrigue se passe en plein été, sous une chaleur accablante. Un peu trop lent, cependant, à mon goût. Mais je me suis réellement plongée dans l'univers, bercée par cette douce torpeur.

 

Ce fut une lecture très plaisante, qui manque peut-être un peu de rythme à mon goût, mais qui m'a transportée là-bas, à l'autre bout du monde, dans une autre époque.

 

 

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