Le Vampire de la rue des Pistoles, Jean Contrucci

Publié le par Blanche

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Résumé :

 

Marseille, avril 1907. Par une nuit de tempête dans le quartier du Panier se noue un drame terrifiant. Pris pour un fantôme par un passant, un cadavre ficelé dans un drap, ouvert en deux et soigneusement recousu au point de surjet, est retrouvé contre le mur de la Vieille-Charité. Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal, se lance dans une enquête que son oncle Eugène Baruteau, chef de la Sûreté, entend mener rondement, d'autant plus que Clemenceau, le « premier flic de France », exige des résultats. Avec l'aide de Tino, un camarade d'enfance devenu plombier-zingueur, et du coiffeur Néné, « tour de contrôle » du quartier, Raoul suit la piste d'un bien étrange criminel, guérisseur et prophète-fou… Un nouveau Mystère de Marseille.

 

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Mon avis :

 

Le challenge polars historiques, auquel je participe depuis près de trois mois, a été un vrai révélateur pour moi ! J'adore ce genre, j'aime plonger dans des époques différentes, dans des lieux différents. La lecture de ce résumé m'a donné envie de repartir dans le temps, pas trop éloigné de nous, en France. Mais je n'ai pas été convaincue.

 

Ce n'est pas l'intrigue policière, qui m'a posé soucis. Elle réserve de belles surprises et est loin d'être simple.

Ce n'est pas non plus la plume de l'auteur qui m'a posé soucis, même s'il y a parfois certaines longueurs, notamment lorsqu'il nous rappelle des évènements de l'histoire, qu'on n'a pas oublié.

Ce ne sont pas les personnages, bien que trop peu esquissés à mon goût, qui ont posé problème. Après tout, il me semble que ce sont les huitièmes aventures de Raoul Signoret et c'est parfaitement normal que l'auteur ne refasse pas toute son histoire à chaque fois. Il a donné suffisamment d'éléments pour qu'on comprenne l'essentiel.

 

Là où le bât a blessé, pour moi, c'est sur le côté historique. Pas que ce soit léger et incohérent, non, bien au contraire. L'auteur s'est documenté, il connait son sujet sur le bout des doigts. Pour preuve, les notes en bas de page qui, lorsqu'il cite une rue ou un bâtiment, nous informent de leur nom actuel. Les extraits de poèmes trouvés dans les journaux de l'époque. Les extraits de discours de l'époque.

 

Et c'est là que ça devient compliqué. Parce que je ne suis pas marseillaise, que je ne connais pas un centième des lieux qu'il a cité, savoir que telle rue s'appelle aujourd'hui telle rue ne me transcende pas de joie.

De ma maigre expérience en matière de polars historiques, j'ai pu remarqué qu'il en existe plusieurs sortes : ceux qui sont des polars avant tout, dans un contexte certes différent, mais qui se concentrent sur l'enquête. Et puis, il y a ceux qui greffent une intrigue policière à un roman historique.

 

J'ai trouvé que l'aspect historique ressortait beaucoup trop, notamment lorsqu'à deux doigts de la conclusion, l'auteur nous offre un dialogue de plusieurs pages sur les projets immobiliers de Marseille, toujours reportés. J'ai trouvé que ce dialogue manquait de subtilité, qu'il servait plus à l'auteur pour montrer qu'il avait potassé son sujet que pour approfondir soit les personnages, soit l'intrigue.

 

Voilà. L'aspect historique manquait de subtilité, était trop présent et trop long, parfois. Mais je sais que ça vient aussi du fait que l'histoire se passait dans une ville que je ne connais que très peu. Peut-être que si ça se déroulait dans ma ville, j'aurais plus apprécié. Je l'ignore.

Mais je sais aussi que je ne chercherais pas à découvrir plus cet auteur.

 

Pas convaincue

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