La justice de l'inconscient, Franck Tallis

Publié le par Blanche

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Résumé :

 

En ce début de XXe siècle à Vienne, où l'on peut croiser Freud, Schoenberg, Klimt et bien d'autres encore, les cafés sont le lieu de débats fiévreux.
C'est dans cette atmosphère d'effervescence artistique et scientifique que Max Liebermann, jeune psychiatre et pianiste à ses heures, mène ses enquêtes avec son ami Oskar Rheinhardt, inspecteur et... chanteur lyrique amateur. Et ils vont avoir fort à faire avec le cas de cette jeune et jolie médium retrouvée morte chez elle dans une pièce fermée de l'intérieur. Une note griffonnée de ses mains laisse penser à un suicide.
Pourtant, les indices déroutants s'accumulent : l'arme du crime, un pistolet, a disparu, et aucune trace de la balle n'est retrouvée durant l'autopsie... Serait-ce l'intervention d'un esprit maléfique ?

 

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Mon avis :

 

Ce roman était offert pour l'achat de deux 10/18 et c'est une excellent chose car je ne suis pas sûre que je l'aurais pris, sinon. Ni le lieu, ni l'époque ne m'emballaient particulièrement.

Le challenge ABC 2012 était l'excellente occasion de le sortir enfin de ma PaL. Sans regrets.

 

L'histoire se passe à Vienne, donc. Pas de visite guidée, pas d'explications historiques interminables, l'auteur nous plonge directement dans l'histoire. Premier bon point.

Nous y rencontrons des personnages que l'Histoire a retenu, tels que Freud ou des artistes du théâtre. Si le narrateur, convaincu de la pertinence des idées de Freud, est persuadé que ses théories traverseront les siècles, l'auteur nous épargne les "cet homme, que l'Histoire retiendra des siècles plus tard". C'est d'ailleurs l'occasion pour moi d'apprendre que Freud était un grand amateur et connaisseur d'archéologie, notamment de l'Egypte. Et cet enseignement se fait sans longueurs excessive ni explications sans fin. Second bon point.

 

Par contre, j'avoue que je n'ai pas une grande culture germanique, et que j'ai été un peu perdue avec tous ces noms barbares qui se ressemblent, que ce soit pour les noms de rue, noms de patisseries (qui ont quand même réussi à me donner faim) ou noms de personnages. Au final, j'avais un peu de mal à remettre qui était qui.

 

J'ai beaucoup aimé les parties avec Lieberman, dans l'exercice de son métier de psychiatre : ses idées sont très modernes et il refuse catégoriquement d'utiliser l'électrothérapie pour ses patients, pratique qui semble assez violente, aujourd'hui, au risque de se faire mal voir de son supérieur.

J'aime sa compréhension de l'humain et dans ce roman, il se dessine comme un pionnier des profilers. Mais il est également doté d'un grand sens de l'observation, et il reste très pragmatique. Il ne croit pas en l'intervention d'un esprit maléfique. Au final, il apporte une aide indispensable à l'inspecteur Rheinhardt.

 

L'inspecteur Rheinhardt m'est apparu très sympathique, mais beaucoup moins présent, forcément que le narrateur psychiatre. Il n'en demeure pas moins qu'il veut à tout prix découvrir l'auteur de ces faits, quitte à faire appel à une médium qui travaille habituellement pour la Sureté de Paris.

 

L'intrigue en elle-même commence très bien, avec ce meurtre dans un endroit parfaitement clôt, où seul l'éloignement de l'arme par rapport à la victime fait comprendre aux enquêteurs qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Mais ensuite, les personnages apparaissent, et l'enquête se fait plus longue. Un peu trop longue, parfois. Et comme je mélangeais un peu les personnages...

Au final, j'ai moins accroché à l'enquête qu'à ce qu'il arrive au docteur Lieberman en dehors de l'enquête.

 

J'ai beaucoup aimé, par contre, la jeune patiente du docteur Lieberman, et je suppose qu'elle tiendra une place importante pour les autres romans, dans ce qui apparaît comme les prémices de la police scientifique.

 

Ce fut une lecteur plaisante, où je me suis parfois laissée entraîner dans l'univers de l'auteur, mais qui, globlament, m'a perdu au niveau de l'enquête.

 

Sympa!

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