Kitty et les ondes de minuit, Carrie Vaughn

Publié le par Blanche

Kitty-et-les-Ondes-de-minuit.gif

 

Résumé :

 

Vous l'aurez compris, je suis animatrice radio et la nocturne n'est pas de tout repos ! Quand j'ai commencé mon émission, Les Ondes de minuit, je m'attendais à tout sauf à recevoir l'appel de tous les dépressifs du monde de la nuit.
Eh oui, tous y passent : vampires, sorcières, lycanthropes... Il est vrai qu'étant moi-même un loup-garou, mes auditeurs sont en confiance. Seulement, le succès est tel que ça commence à s'agiter dans l'ombre. Que ce soit ma meute ou la clique vampirique du coin, ils préféreraient que je me taise... définitivement.

 

Sympa!

 

Mon avis :

 

Ça faisait un bon moment que j'avais envie de lire des histoires de loups-garous. Un sacré moment, mais je ne trouvais pas de titre qui m'intéressait. Parce que bon, les créatures mi-loup-garou mi-vampire, ça me fait râler. Ben oui, un vampire, c'est mort, alors comment il fait pour faire un enfant, hein ? Oui, je suis un peu difficile, mais j'estime que tout monde de l'imaginaire qu'il soit, un bouquin se doit d'être un minimum cohérent. Et je ne voulais pas non plus tomber dans un roman où la meute des USA se compose de cinq membre (youhou!), dont une seule femme, l'héroïne bien sûr, avec qui tous les mâles veulent s'accoupler.

De la bit-lit, d'accord, mais bien construite, cohérente et pas trop niaise. Un autre Mercy Thompson, en fait (parce que quand on a lu tous les bouquins se rapportant au cycle de Mercy, et ceux d'Alpha et Oméga, ben on est en maque de ce genre de bouquins).

 

Et puis, j'ai vu ce titre et je me suis dit que ça pourrait m'intéresser. D'autant plus que, sur Livraddict, il y a beaucoup d'avis positifs. Et le résultat est plutôt mitigé.

 

L'héroïne, Kitty, est plutôt intéressante. On est loin des personnages de bit-lit avec leurs talons aiguilles et leurs mini-jupes, qui sautent sur le premier mâle qui passe. C'est une femme comme on en voit tous les jours, en jean's, un peu perdue dans sa vie. Qui a été transformée contre son gré et qui se débat encore avec son double lupin. Qui n'enchaîne pas les conquêtes : son histoire, c'est pas le compte-rendu de ses aventures sexuelles.

 

Elle est loin d'être une bagarreuse, préfère fuir qu'affronter. Ça non plus, c'est pas si commun. Et puis, un appel, un soir, va changer la petite émission de radio qu'elle anime. Ça parle de vampire, de loup-garou. Et ça fonctionne : parce que les gens sont prêts à croire que ces créatures rôdent dans la nuit.

 

Mais c'est là que se pose mon premier soucis. Dès la moitié du roman, elle est amenée à dire, à l'antenne, qui elle est vraiment. Et ça ne dérange personne. Certes, l'Alpha et le chef des vampires veulent la faire arrêter, mais bon, ils ne sont pas franchement convaincants, et elle poursuit comme si de rien n'était. Et personne, dans la sphère publique, ne réagit non plus. C'est vrai, ça pourrait passer pour un délire d'illuminé, comme il y en a beaucoup dans cette émission. Mais l'indifférence qui suit cette révélation est assez surprenante.

 

Quant à la meute... Il y a déjà ce loup-garou homo, et visiblement, ça ne dérange personne non plus.  Quand Patricia Briggs, dans Mercy Thompson, explique comment le loup-garou homo doit se battre pour se faire accepter, là, encore une fois, il n'y a qu'indifférence. Et puis, il y a l'Alpha. Qui est censé protéger Kitty alors qu'il en profite uniquement pour la coincer dans un coin et faire sa petite affaire. Charisme, zéro. Autorité naturelle, zéro. Kitty réussit même à l'acheter pour qu'elle puisse continuer son émission. L'esprit de meute, je ne l'ai pas retrouvé non. Ils ne font que se réunir à la pleine lune pour se transformer. Il n'y a pas de magie de meute, pas de liens spéciaux entre eux, pas de réseaux. Et c'est en ça que je trouve que c'est bien moins construit que dans les romans de Mercy Thompson. L'intrigue est bien moins construite, elle aussi, j'avais deviné le coupable dès ses premières apparitions. S'il y a quelques bonnes idées, je trouve qu'elle reste tout de même assez light.

 

Le soucis vient aussi des coquilles dans le texte. Les « ou » qui se transforment en « où », les fautes en général. Et ça, ça m'agace prodigieusement. 

 

En fait, voilà ce que je reproche à ce roman. Il est assez superficiel : les éléments sont abordés mais pas approfondis, les sentiments sont écrits au lieu d'être ressentis, la cohérence est assez légère. Forcément, je compare avec Mercy Thompson, ce qui reste, pour moi, une référence dans ce genre de littérature, donc je place peut-être la barre un peu haut. Mais c'est une lecture divertissante, avec une écriture simple mais efficace. J'ai passé un bon moment, mais je reste un peu sur ma faim.

 

La fin, justement, du roman laisse entrevoir une suite bien différente. Je vais peut-être me laisser tenter, voir comment les choses évoluent, voir si l'auteur s'est améliorée sur les points qui m'ont empêché de profiter pleinement de la lecture.

Et si vous avez des conseils de lecture, concernant les loups-garous, dans la veine de Mercy Thompson, je suis preneuse !

Commenter cet article