Délivrez-nous du mal, Romain Sardou

Publié le par Blanche

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Résumé :

 

Hiver 1288.
Dans une paroisse isolée du Quercy, une troupe d'hommes en noir s'empare d'un enfant. Refusant d'admettre le pire, le prêtre du village, le père Aba, se lance à la poursuite des ravisseurs. Au même moment, à Rome, l'éminent enquêteur Bénédict Gui accepte une nouvelle mission : retrouver un jeune homme employé par l'administration du pape. Lui aussi a été enlevé par des hommes en noir. Disparitions d'enfants qui se multiplient, archives escamotées, cardinaux assassinés...
Dans ce Moyen Age où le pouvoir de l'Eglise est plus fort que jamais, un drame se prépare.

 

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Mon avis :

 

J'avais beaucoup aimé Pardonnez nos offenses et je m'étais procurée ce roman peu après. Et puis, ma PaL l'a englouti. Le Challenge ABC 2012 était, encore une fois, l'occasion idéale pour le ressortir et le lire enfin. Sans regrets.

 

J'ai retrouvé les mêmes éléments qui m'avaient plu dans Pardonnez-nous nos offenses : un univers très réaliste, aux personnages marquants et une Eglise toute puissante, prête à tout pour assoir son pouvoir.

 

Il y a le père Aba, dont on devine tout l'amour qu'il porte à ses ouailles. La vie dans ce petit village n'est pas facile, en plein hiver, mais il accueille les enfants du village avec du lait chaud pour leur apprendre les rudiments de la vie. Jusqu'à l'attaque. Difficile de ne pas éprouver de la compassion pour le gamin enlevé, de l'horreur quant au sort réservé à un autre et au père Aba, car l'auteur n'hésite pas à faire souffrir ses personnages. Et une farouche envie de voir ces hommes en noir arrêtés. Le père Aba part donc retrouver cet enfant, et dès les limites du village franchi, on réalise que rien ne l'arrêtera.

Et puis, il y a Bénédict Gui, à Rome, qui prétend savoir résoudre toutes les énigmes et qui n'hésite pas à offrir ses services à une jeune femme touchante. Ses contacts sont nombreux, allant des bandes de hors-la-loi aux vieux prêtres déchus. Tous, dans son quartier, lui doivent un service, ou presque. Mais face aux hommes d'Eglise les plus puissants, ça ne suffira peut-être pas...

 

L'univers est sombre, très sombre, et l'auteur nous décrit sobrement les évènements. C'est une course après les hommes en noir qui s'engage, en même temps qu'une enquête auprès des branches les plus secrètes de l'Eglise.

Et l'auteur, dans ce roman, n'hésite pas à surfer, largement, sur la vague du fantastique, pour mon plus grand bonheur.

 

Mais je pense que ce n'est pas un roman à mettre entre toutes les mains. Il n'est sans doute pas plus sombre que l'autre, mais je l'ai lu dans des conditions différentes. Je l'ai trouvé oppressant. Les exactions de l'Eglise m'ont presque donné la nausée, tant rien ne semble l'arrêter pour manigancer.

 

Ce ne fut pas une lecture facile mais ça n'enlève rien aux qualités de l'auteur, bien au contraire. Il a su créer cette atmosphère oppressante et sombre, qui devrait ravir les amateurs.

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livr0ns-n0us 04/04/2012 10:16


Comme quoi, on peut être "fils de" et avoir du talent ! Je préfère d'ailleurs nettement le fils au père

Blanche 04/04/2012 11:21



C'est clairement le cas ici : le fils a énormément de talent, bien que ce soit dans un domaine différent.


 



livr0ns-n0us 03/04/2012 15:52


Comme toi, j'ai adoré Pardonnez nos offenses et Délivrez-nous du mal a suivi la même voie ! Ta chronique me donne même très envie de le relire... :)

Blanche 03/04/2012 16:07



Je prends ça pour un compliment !


Cet auteur est vraiment doué, c'est un plaisir de le lire.



falline 03/04/2012 12:55


J'ai également bien aprécié ces deux romans de sardou, même si c'est un peu trash à mon goût parfois

Blanche 03/04/2012 15:08



Il y a clairement des passages trashs, dans les deux romans. Après, ça dépend aussi des habitudes de lecture de chacun, des goûts et de l'état d'esprit au moment de la lecture.


Je t'avoue que celui-là m'a presque dérangé en fait.