De fièvre et de sang, Sire Cédric

Publié le par Blanche

De fièvre et de sang

 

 

Résumé :

 

Ils semblent se nourrir de sang. Leurs victimes sont retrouvées exsangues. Eva Svärta et le commandant Vauvert viennent enfin de mettre un terme aux agissements des frères Salaville. Mais les meurtres continuent, défiant toute logique. Les talents d'Eva, policière albinos dotée d'un instinct hors normes, vont la conduire aux frontières de la rationalité. Là où, à tout instant, les ténèbres menacent de s'ouvrir sous vos pieds, où votre propre reflet dans le miroir pourrait vous engloutir, où la part d'ombre qu'Eva porte en elle causera sa perte ou lui sauvera la vie...

 

 

Mon avis :

 

Comment passer à côté du phénomène Sire Cédric ? J'en ai beaucoup entendu parler sur la toile, quasiment qu'en bien. Mais le titre que j'avais vu, l'Enfant des cimetières, ne m'emballait pas des masses. Faut dire que Sire Cédric fait des romans très sombres et roman sombre + enfant + cimetière, ça faisait un peu trop pour mon petit cœur facilement impressionnable. Du coup, je me suis rabattue sur De fièvre et de sang.

 

Alors bon, je ne suis pas convaincue que ce roman soit moins trash que L'Enfant des cimetières. Les crimes commis sont abominables, l'auteur nous plonge plus d'une fois dans le point de vue des victimes avec moult détails, sans rien nous épargner. Mais si l'horreur est indéniable, il sait faire en sorte que ce soit supportable. Et je n'ai pas trouvé de côté « voyeurisme malsain » dans ces descriptions.

 

Ces crimes sont d'autant plus marquants qu'ils sont, comme le dit le résumé, aux frontières de la rationalité. Enfin, à mon humble avis, ils piétinent plutôt allègrement ces frontières. La première partie du roman, au delà des crimes, fait apparaître des évènements étranges, dérangeants. Et certains passages sont carrément flippants. Évidemment, j'ai lu ces parties tard le soir, et je dois avouer que je ne faisais pas la maligne, recroquevillée sous la couette.

 

Et puis, des évènements laissaient apparaître un déroulement de la suite assez angoissant, et je refusais de penser que l'auteur allait nous faire subir ça. Ben si, bien sûr, il l'a fait. Parce qu'il a su nous présenter les personnages de manière particulièrement attachante, tout un pan du roman se déroule dans un climat d'urgence oppressant, qui fait qu'on ne peut pas lâcher le roman tant qu'on ne sait pas comment ça va se terminer. Et deux cents pages comme ça, c'est très éprouvant pour les nerfs.

 

L'aspect surnaturel est parfaitement rendu, très plausible et particulièrement angoissant et exploite les légendes européennes avec brio.

Avec sa plume très efficace, l'auteur nous dresse le portrait de personnages originaux et attachants. L'ambiance du roman, oppressante, sombre et effrayante, est très impressionnante : ça faisait longtemps que je n'avais pas dévoré un roman avec autant d'urgence. L'intrigue est originale, elle aussi, très bien menée.

 

Je ne peux pas dire que ce fut une lecture plaisante, j'ai eu la trouille et le ventre noué une bonne partie du roman. Mais c'est incontestablement un excellent roman, riche de mythologie et d'ambiance extrêmement bien rendue. Je me lancerai bien dans d'autres romans du même auteur, mais il va me falloir un peu de temps pour me remettre de celui-là avant d'y songer sérieusement.

 

J'ai aimé

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

falline 29/04/2012 08:20


Le coté sanglant me rebute et du coup je n'ai jamais lu de Sire Cédric...


Peut-être ai-je tort?

Blanche 29/04/2012 21:44



Ben d'après ce que j'ai lu, si tu n'aimes pas le côté sanglant, je ne te conseille pas celui-là. Je ne peux pas me prononcer pour les autres romans mais celui-là comporte des hectolitres de sang.


Mais ce n'est pas ce qui m'a marqué le plus, à vrai dire, c'est plutôt le côté angoissant qui m'a noué le ventre :D